Bernie’s Crumble

10 février 2008

red4.jpgCe titre fait envie. J’ai imaginé tout de suite que j’allais voyager. Je l’ai rencontré par hasard. Fin de vacances, réserves vides à nourrir mes affamés préférés. Des miettes de crumble au fond du congélo. Et voilà comment on se retrouve à visiter des heures durant un blog culinaire jusque là inconnu.

Une mine d’or à ne plus savoir où donner de la cuiller en bois et une perfection pour l’oeil.

Allez y : http://berniescrumble.blogspot.com/

Jeanne M

24 janvier 2008

Hier, j’ai passé une heure magique en compagnie de Jeanne Moreau. A l’occasion de ses 60 ans de cinéma, elle évoquait sa carrière, ses rencontres de cette voix inimitable d’une intelligence lumineuse. Elle décrivait les trois stades de la vie d’un acteur : « D’abord, le premier celui de l’égoïsme, de l’égotisme, du plaisir de l’exhibition, de l’exercice du pouvoir puis en deuxième partie, celui du doute : comment est-ce possible, que j’ose, que je m’expose? Est-ce que c’est bien, ce que je fais? Est-ce que je suis exact? ../..Est-ce que je suis intègre et qd on a passé ce stade, à ce moment là, c’est le temps de la générosité. Le pouvoir doit amener la générosité .. »

J’ai pensé que cela pouvait s’appliquer à toute représentation publique.

Hors Champ

8 janvier 2008

img2105.jpgPour une fois, j’ai fait assez rapidement notre carte de voeux. Grâce à ma copine Isabelle, on a eu une belle boule de gui pour s’embrasser en quittant 2007. Et je trouvais que ça représentait bien ce que je voulais faire de 2008.  Sous le gui, avec l’autre…

Et puis cette chose incroyable…une bizarrerie informatique, une adresse qui réapparait ou qu’enfin on voit.. J’ai retrouvé Sophie. Belle Journée. Bonne Année.

Ne regardez pas le gui, imaginez sous le gui.

 

Les bons.

5 janvier 2008

En général, pour les cadeaux, les idées ne manquent pas chez nous. C’est plus un problème d’organisation pour les avoir à l’heure H! Qu’importe, nous avons pris l’habitude de faire des bons… Sur de jolies cartes, tout de même. J’aime assez cette idée. On a son cadeau sans l’avoir vraiment. On peut y penser, en rêver. Les enfants sont plus pragmatiques. Border sa voile avec un bout de carton…ils s’impatientent. Moi, je peux attendre, longtemps, très longtemps… Presqu’un an la dernière fois, pour transformer mon Noël en perle noire montée sur jonc. Un an pour être sûre.

Un jour, on sait que c’est le bon moment. Qu’il n’y a pas à remettre à plus tard et cette année, je n’ai pas tardé… Ce matin, j’ai repris ma licence de Golf et un abonnement annuel après deux ans d’interruption

Un gâteau, pas seulement.

4 janvier 2008

img2112.jpgJ’ai une difficulté avec l’achèvement des choses, depuis toujours, pour tout. Ainsi le soir du réveillon, ma copine Fabienne est arrivée les mains chargées de bonnes choses susceptibles de nous régaler. Et toutes ainsi…ayant eu à coeur de préparer un plat de qualité. Seulement, comme souvent, j’ai lâché prise et n’ai pas eu le souci de veiller à tout présenter … Négligence innocente.

Le lendemain, le gâteau de Fabienne attendait sagement son heure… Un roulé chocolaté avec par endroits des traces de crème plus claire, mouchetée de points noirs…Un goût de noisette…fondant. Vous connaissez cet instant où la cuiller reste en suspens et l’on ne peut que fermer les yeux …

Dans son joli plat délicieusement suranné, le roulé de Fabienne me rappelait celui de Maman le soir de Noël. Une bûche jamais très présentable, disait-elle.

Conversation avec Aimé Césaire

17 avril 2008

« Vous savez, on n’est pas impunément noir. Et que l’on soit français – de culture française – ou que l’on soit de culture américaine, il y a un fait essentiel : à savoir que l’on est noir, et que cela compte. Voilà la négritude.« 

Aimé Césaire, le poète de la négritude, est mort ce matin.

 

 

Monica

5 avril 2008

Mexicains ramassant les salades Monica est mexicaine. Elle vivait à Phoenix, Arizona, USA. Un mari, 4 enfants, une belle maison, 2 voitures, un bon job dans l’usine parce qu’elle est bilingue. Bonne mère, bonne catholique, bonne ouvrière, bonne contribuable. Rien à dire, en somme. Ses papiers ne sont pas en règle mais depuis 31 ans qu’elle vit là, depuis l’âge de 3 ans, aux USA, elle pense que ça va.

Monica vit depuis 2 mois sous un pont avec son mari à la frontière, loin de ses enfants.

Des milliers de mexicains sont ainsi expulsés à vie et ramenés à la frontière. Tijuana

Je la vois Monica, en repensant à la traversée du désert d’Amelia dans le magnifique Babel.

Les américains s’inquiètent pour leurs salades et moi, je pense à Monica. Ce matin, loin de mon île, sur la route de Tijuana, et tous les matins.

France Inter : Là-bas, si j’y suis. Sur la route de Tijuana

Pour écoute Monica, cliquer sur les photos

 

 

 

29 Février

29 février 2008

Je fais partie de ceux qui ont une copine née un 29 février. C’est plus qu’une copine d’ailleurs… Une amie… Un bout de famille, la marraine du petit dernier… C’est dire.

Naître un jour si particulier doit vous déterminer à ne rien faire comme tout le monde. En tout cas à aimer cela. Elle a déjà pas mal bousculé son monde, n’hésitant pas à mener de front un métier et une passion. Elle a réussi aussi à dégoter un amoureux dont le mélange lie, relie vieux et nouveau continent et plus que ça encore. Et en cuisine comme en amour, elle se passionnait pour les saveurs venues d’ailleurs bien avant que cela soit tendance et envahisse nos assiettes. La seule étudiante à avoir une cuisine aussi parfumée!

Elle est comme ce jour, assez rare.

Photo rosée

21 février 2008

dsc048561.jpg

Ce matin, il y avait un petit aventurier gourmand chez ma copine

L’île d’à côté.

3 janvier 2008

Sainte LucieCe matin, je suis allée au Marin . Le ciel était d’un bleu rare sous les Tropiques, sans nuage. Un bleu de Bretagne. Sainte Lucie était très visible jusqu’aux Deux Pitons. Peut-être même Saint-Vincent mais c’est moins sûr. C’est ce que je préfère, les îles. Surtout quand on voit celle d’à côté comme une invitation au voyage. A chaque fois, je ressens un grand sentiment de liberté. Ca fait beaucoup de bien. Ce matin, le n-ième convoyage d’adolescents jusqu’au carénage du Marin fut un pur moment de bonheur.